Wendake, le 20 février 2025 – La communauté d’Uashat mak Mani-Utenam marque un tournant décisif en adoptant officiellement la Loi Tshisheuatishitau, une loi sur la bienveillance et l’autodétermination de la communauté. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Grâce à cette loi, Uashat mak Mani-Utenam devient la deuxième communauté au Québec à revendiquer et à exercer ce droit fondamental. Cette avancée historique garantit à la communauté une autonomie complète en matière de protection à l’enfance, en plaçant les enfants, les jeunes et les familles au cœur des priorités communautaires.
« Je tiens à féliciter la communauté d’Uashat mak Mani-Utenam pour son travail collectif dans l’adoption de la Loi Tshisheuatishitau. Il s’agit d’une véritable avancée pour les enfants et les familles de cette communauté et d’une inspiration pour les autres communautés. Les soins et les services ancrés dans les réalités culturelles des Premières Nations sont essentiels pour améliorer le mieux-être. Voilà un autre exemple de ce que nous pouvons accomplir lorsque nous plaçons notre identité et nos valeurs au centre. Espérons que d’autres communautés emboîteront le pas », a affirmé Derek Montour, président du conseil d’administration de la CSSSPNQL.
« Une étape fondamentale, marquée par la détermination et l’engagement de la communauté d’Uashat mak Mani-Utenam, a été accomplie par l’adoption de cette loi. Ce pas vers l’autodétermination illustre l’affirmation et l’exercice de nos droits et la volonté des Premières Nations de prendre en main notre avenir. L’autodétermination des communautés est essentielle, notamment en ce qui concerne la protection du mieux-être et des droits de nos enfants, de nos jeunes et de nos familles. Personne n’est mieux placé que nous pour prendre soin de nos peuples », souligne Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).
Une invitation à suivre le mouvement
Cette avancée envoie un message fort à toutes les communautés au Québec et ailleurs au Canada qui envisagent de reprendre le plein contrôle de la protection de leurs enfants. En affirmant leur autodétermination, elles peuvent, elles aussi, bâtir un avenir plus juste, ancré dans leurs cultures, leurs valeurs et leurs traditions.
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